oct 10

e-RP : Le blogueur n’est pas l’ultime influenceur

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CONNAÎTRE LES GENS POURQUOI FAIRE ?

Parmi ceux qu’on regroupe sous le terme de « blogueurs dits ‘influents’ », il y a des blogueurs qui ont une certaine audience, ceux qui disposent d’une « vraie » communauté de fidèles (ou d’infidèles), ceux qui ont une certaine popularité ou visibilité (parce qu’ils le veulent bien ou qu’on l’a bien voulu pour eux), quelques uns qui ont aussi une véritable influence (sur des sujets très précis, sur lesquels, ils sont surtout et avant tout, des experts et passionnés, avant d’être des blogueurs). Mais peu au final, qui ont réellement une influence certaine, surtout si on dépasse le cadre de la blogosphère parisiano-parisienne. Ces derniers, s’ils exercent, l’avaient déjà, avec ou sans blog, par leur personnalité et réseau.

Alors, savoir qui toucher et comment ? Avec quel message, pour avoir une vraie efficacité ? Cela devient un casse-tête et un véritable métier qui demande une bonne connaissance des personnes et des comportements, et du temps pour cela, et tant mieux, car c’est un peu le nôtre, que d’identifier quels sont les leaders d’opinion crédibles et de confiance, sur un sujet, plutôt que les bons clients pour de la rédac web. Et c’est là, que la plupart des agences pressées se plantent royalement et vendent plus du référencement, plutôt que de la véritable influence et pensent que les blogueurs sont ravis d’être envahis par leurs CP qui puent. Depuis qu’on a ouvert ce blog, nous sommes nous mêmes assaillis, alors un peu d’empathie, merde !

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SOCIAL MEDIA –> THINK DIFFERENT

Pas facile de s’y retrouver au milieu de tous ces influenceurs potentiels, qui ne sont pas forcément des blogueurs, vous l’aurez compris, mais un profil de personnes, qui par leurs comportements, attitudes et personnalités exercent naturellement une influence sociale autour d’eux. Et évidemment, plus le « social » autour d’eux est important (entendre réseau et caisse de résonance), plus le pouvoir d’influence peut s’avérer intéressant, mais être vu ne signifie pas forcément être suivi, la visibilité et la popularité ne font pas forcément l’influence, en revanche la réputation aide à apporter du crédit aux dires. Alors, si c’est pour reporter le même contenu qu’un peu tout le monde et point de vue qu’ailleurs, autant vous dire que peu d’intérêt…. en termes d’influences, autant acheter des bannières.

Donc, se contenter de viser des « titulaires » de blogs et de préférence toujours les mêmes, c’est juste oublier :

1/ qu’aujourd’hui, avec le Social Media, on est tous des médias en puissance, auprès de nos propres réseaux,

2/ et que si on choisit d’ouvrir les possibilités, en allant sur Twitter par exemple, (« allons sur Twitter, c’est bien, il y a les influenceurs ») et en se référant au nombre de followers ! (« Il a twitté mon message à ses 12 347 followers, mon ROI est bon, là? »), c’est encore vouloir rationnaliser avec des chiffres sur du quali, et au final, cela n’a pas beaucoup de sens. « Et toi, t’as fait plus combien, cette semaine en e-réput ? » On a Empire Avenue, mais l’indice « e-réputation » n’est pas encore côté au CAC40 ou Nasdaq, au diable vos chiffres qui n’ont pas de sens ?

3/ que les objectifs recherchés par l’influence sociale vont être des objectifs de prescription sociale, d’engagement auprès d’une marque, d’adhésion à ses valeurs, d’image et de gestion (en préventif déjà et surtout) de sa réputation. Pour espérer gagner sur le social media, faut partir avec un certain nombre d’atouts au compteur, ou travailler pour devenir sacrément relationnel quand on revient de loin ! Est-ce que vous vous demandez combien vous rapporte un ami ? Non, en revanche, vous êtes contents d’en avoir, quand vous en avez besoin. C’est presque aussi simple à comprendre que cela, le relationnel, le social, l’humain, ça se mesure difficilement avec des scoring très pertinents.

4/ en revanche, avoir des amis, c’est une forme de pouvoir, surtout dans notre société en réseaux. Comprendre comment fonctionne la communication et l’influence, au sein des réseaux sociaux, (et je ne parle pas de Facebook, Twitter ou Copains d’Avant, qui sont des « structures physiques virtuelles », mais bien de quelque chose que nous avons tous et que nous développons IRL aussi et surtout), un réseau social est l’ensemble des relations et intéractions qu’entretiennent les gens entre eux. Des choses immatérielles qui se construisent et se nourrissent avec le temps, les échanges, les expériences partagées et qui sous-tendent dans leurs intéractions l’exercice d’influences sociales.

Donc évidemment, à titre personnel, je me fierai davantage à la confession de ma super copine, sur le nouveau shampoing qu’elle vient d’essayer qui sent tellement bon et qui lui rend les cheveux super brillants, qu’à un VRP professionnel multicartes, car paraît-il influent. (crédibilité/confiance… CQFD). Dans tous les cas, dans les 2 exemples cités, aucune des personnes n’est ce qu’on pourrait appeler à proprement dit, un influenceur, mais il s’agit plus d’un « colporteur de conversations » au sens média du terme, dont l’influence potentielle dépendra de sa capacité de persuasion sur le sujet, en fonction de l’intérêt et de la crédibilité que je lui accorde (adéquation compétence/sujet/confiance=crédiblité).